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Portrait de E.C.Ricard ( Chicago, Marx Collection ), 1917. Les personnages sont traités de manière brutale, et Miró prend des modèles: il emprunte aux fauves leur palette, les mains et les traits du visage sont soulignés de noir, comme dans l'art roman catalan, et l'intensité du regard s'apparenta à Van Gogh. L'estampe japonaise est un clin d' oeil à Manet et Monet et les rayures donnent du rythme à la toile.
Portrait de V.Nubiola ( Essen,Museum Folkwang ) 1917
Ciurana, le sentier (Paris, Tappenbeck Collection) 1917 La séquence colorée qui se perd rythmiquement au loin nous rappelle les rythmes coloristiques de Sonia Delaunay, qui se trouvait à cette époque à Madrid, et dont l'artisanat artistique la fit rapidement connaître. Miró convertit le paysage en dessins abstraits convergents, qui correspondent cependant aux vigoureuses lignes et aux tensions du paysage. L'échelonnement géométrique se perd dans l'horizon et conduit jusqu'en haut, vers le froid et brillant azur du ciel. Le mouvement vers le haut sera continuellement utilisé par Miró comme signe de la nostalgie humaine pour la transcendance et la rédemption.
Nord-Sud (collection privée), 1917
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