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Oiseau solaire, 1968.
Ébauche de " La Défense ", 1975- Fondation Miró, Barcelone.
La caresse d'un oiseau, 1967 Cette sculpture à l'air libre montre de manière impressionnante la technique d'assemblage de Miró. Avec des éléments apparemment différents il construit tout d'abord un modèle à base d'objets trouvés à la plage( la carapace de tortue, le chapeau de paille…). Tout ceci sert pour une culture fantaisiste. De ces objets trouvés surgit une première stimulation pour le sculpteur, un moment créatif. La forme et la structure suscitent des chaînes d'associations qu'il poursuit en ébauches et modèles jusqu'à ce que la combinaison appropriée apparaisse dans son imagination. Ceci rappelle les procédés des surréalistes, avec lesquels Miró a eu des relations durant tout son séjour à Paris. Les objets trouvés sont soumis à une re-élaboration, on leur donne de la couleur, la forme adéquate. A partir de ces travaux préliminaires, on réalise le montage du modèle définitif et qui sert de base à la fonte de la sculpture de bronze. Enfin, la sculpture de bronze reçoit une touche de couleur de la main de Miró. De cette manière apparaît une nouvelle création, surgit une créature de fables. La carapace de tortue devient un pubis, le tableau un corps de femme, le chapeau un visage impertinent, et au sommet, un petit taureau bleu couronne l'œuvre: ses cornes conforment le glaçon matriarcal de la lune.
Personnage à trois pieds, 1967 Cette sculpture montre un assemblage particulièrement gracieux. Les trois pattes et le morceau de bois massif suggèrent une configuration. Au dessus Miró place le couvercle usé d'un pot de métal, dont la superficie usée graisse un mélange de plastique. Une fourche sert de couronne, ou de bras dressé vers le ciel ou de crête de coq. Miró utilise les couleurs vives pour le visage, la fourche. Dans la fonte du bronze, ce modèle se transforma en un gnome au regard cynique, qui hérisserait sûrement sa crête, ou agiterait son bras en quête d'une aide en voyant toutes les sculptures féminines du jardin de Miró.
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